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Historique
Quel ne fut pas l'étonnement des navigateurs accompagnant Christophe Colomb, en 1492, dans le Nouveau Monde, de découvrir que les indigènes consommaient des galettes cuites à partir des grains d'un blé gigantesque aux longues feuilles lisses, à la tige élégante qu'ils désignent du nom de «mahiz». Ce « blé »merveilleux, c'est le maïs que Linné, au 18ème siècle, baptisera « Zea mays ». Des découvertes archéologiques ont démontré que la plante était cultivée sur les hauts plateaux du Mexique 5000 ans avant Jésus-Christ et que la culture du maïs est commune aux peuples les plus anciennement civilisés d'Amérique : les Mayas (le peuple du maïs), les Aztèques de la Mésoamérique, les Incas du Pérou. Contrairement aux autres céréales cultivées - blé, orge, avoine - on n'a jamais trouvé, dans la nature de graminée sauvage pouvant être considérée comme l'ancêtre certain du maïs. Aucune des espèces spontanées présentes dans son berceau d'origine (Mexique, Amérique centrale) ne peut conduire par sélection au maïs. C'est là une exception liée au fait que, depuis 7000 ans, c'est grâce à l'homme que le maïs est resté présent sur la terre. Par sa configuration, le maïs ne peut se reproduire seul. Ses grains sont lourds, mal adaptés à la dissémination. L'origine du maïs est une énigme imparfaitement résolue. Depuis 200 ans, plusieurs hypothèses ont été avancées. La téosinte (Euciaena Mexicana) est une graminée qui croît spontanément en Amérique centrale. Botaniquement très proche du maïs, elle peut s'hybrider avec lui. Aujourd'hui, les spécialistes considèrent majoritairement que c'est l'hypothèse fondée sur la domestication de la téosinte, suivie de mutations et de sélections conduites par l'homme, qui aurait donné naissance au maïs. Le blé d'inde... La découverte de l'Amérique fut en grande partie accidentelle. À la fin des années 1400, les pays européens étaient en compétition pour trouver une nouvelle route plus courte pour se rendre en Inde. Le commerce avec l'Inde était très important et très lucratif, entre autres pour les épices. La découverte de cette route aurait apporté une richesse inestimable à l'explorateur et à son pays. En débarquant sur ce continent inconnu qu'était l'Amérique, les explorateurs français espéraient se trouver en Inde. Ils rencontrèrent des aborigènes, alors surnommés « indiens », qui cultivaient un blé inconnu. Voilà pourquoi, près de 500 ans plus tard, on utilise encore l'expression « blé d'inde » pour désigner le maïs. Le maïs au Québec
À cette époque, un jeune agronome nommé René Reid a fait des essais afin de modifier les méthodes et le type de fertilisation pour cultiver le maïs. Bon nombre de ses collègues et bon nombre d'agriculteurs se moquèrent alors de cet homme qui tentait de cultiver du maïs en grains. La solution qu'il trouva fut d'appliquer une dose d'azote lorsque le plan de maïs est jeune, de façon à faire gagner plusieurs jours à son développement. Les méthodes développées et les solutions trouvées par M. Reid dans les années 60 et au début des années 70 sont toujours utilisées aujourd'hui dans la culture du maïs. Nous saluons cet homme qui, par sa détermination, a contribué de façon substantielle au développement de l'agriculture au Québec.
Le maïs est désormais cultivé partout dans le monde. On l'utilise partout tel qu'énoncé ci-après.
À cause de sa forte concentration énergétique, le maïs est largement utilisé pour l'alimentation animale. On l'utilise sous forme de grains ou après ensilage de la plante entière. Les principales productions animales consommatrices sont l'aviculture (poulets, dindes, etc...) l'élevage porcin et bovin. Le maïs pour l'homme La base de l'alimentation humaine de certains pays est le maïs, principalement dans son berceau d'origine, en Amérique centrale, ainsi qu'en Afrique et en Asie. Dans plusieurs pays, il y joue le rôle du blé ou du riz dans plusieurs aliments. Pensons à la tortilla mexicaine qui est l'équivalent du pain occidental. Le maïs entre dans la composition d'un nombre très important de produits alimentaires tels les céréales du petit déjeuner, les croustilles, le maïs soufflé, etc... On l'utilise comme épaississant, liant, adhésif ou gélifiant pour fabriquer des sauces, assaisonnements, pâtisseries, confiseries, produits à base de viande, substituts aux matières grasses, brasseries, boissons rafraichissantes, huile, alcool dont le gin et le whisky et autres produits. Le maïs pour l'industrie On utilise le maïs ou ses sous-produits dans l'industrie du papier, des plastifiants, de la confection de papiers, de peintures et colorants, de textiles, colles et adhésifs, de détergents ménagers, etc... On le retrouve dans les produits de beauté, dans les médicaments dont certains antibiotiques et bien d'autres produits. (référence: Association Générale des Producteurs de Maïs. Pour en savoir plus: (http://www.agpm.com) Notre Production
En 2002, nous avons cultivé plus de 550 hectares de maïs à grains destiné à l'alimentation animale.
Plus des deux tiers du maïs que nous avons cultivé était du maïs transgénique en 2002. On utilise aussi l'acronyme OGM pour décrire ce type de plante ce qui signifie en fait « Organisme Génétiquement Modifié ». Principalement, nous produisons du maïs tolérant au RoundUp (RoundUp Ready). Le RoundUp est un herbicide non-sélectif, ce qui signifie de façon simpliste, qu'il éliminera tous les végétaux (ou presque) avec lesquels il viendra en contact. L'utilisation du RoundUp ou de tout autre herbicide est pour notre entreprise un moindre mal. Nous avons besoin de ces produits afin de maintenir ou d'augmenter les rendements et, par le fait même, la rentabilité des productions. La situation idéale, qui nous permettrait de cesser d'utiliser tout pesticide, herbicids ou plante génétiquement modifiée, serait de hausser les prix offerts pour nos productions et qui sont fixés à l'échelle , afin de diminuer l'importance du rendement pour la viabilité de nos fermes. Il faudrait aussi redéfinir les critères de qualité actuels, car ceux-ci provoquent une dévaluation rapide des produits agricoles dès que leur qualité diminue. En bout de ligne, il faudrait que les citoyens du monde acceptent de payer plus pour parfois obtenir moins. C'est là un compromis raisonnable qui devrait être considéré comme un investissement pour les générations futures. D'ici là, l'utilisation de RoundUp pour la protection de cultures tolérantes simplifie grandement la gestion des pesticides à la ferme.Voici un aperçu d'herbicides que nous n'utilisons plus (ou très peu) sur des surfaces maintenant cultivées en maïs ou soja tolérant le RoundUp:
Bien que le RoundUp, comme tous les pesticides d'ailleurs, fasse l'objet d'une vaste remise en question de leur utilisation à cause de leur impact sur l'environnement, nous ne nous hasarderons pas à nous prononcer sur la question de leur toxicité ou leurs impacts sur l'environnement. Des études démontreraient que le RoundUp se dégrade dans le sol ou l'eau pour devenir des produits que l'on y retrouve naturellement tels qu'en dioxyde de carbone et en ions phosphatés. Cette dégradation serait principalement effectuée par les microbes qui sont dans le sol ou dans l'eau. La période de temps que durerait ce processus dépendrait de la quantité de microbes et de leur activité selon la température. Nos méthodes
Pour cette opération, nous utilisons la vieille méthode qui consiste, au moment de la récolte, à mettre l'épi complet à l'intérieur d'une cage à maïs (crib/ crible). L'autre méthode consiste à utiliser un séchoir mécanique qui, à l'aide de carburant, chauffe le grain afin d'en faire sortir le surplus d'eau. Le séchage en cage offre des avantages certains. Entre autres, il permet d'obtenir un grain de qualité supérieur, car celui-ci est séché plus lentement. De plus, le centre de l'épi est récupéré et vendu entre autres pour la production de champignons.
Nous avons entreposé près de 6000 tonnes métriques de maïs humide dans nos différentes cages à l'automne 2001. Le maïs fut retiré des cages au printemps 2002 soit, à une période de l'année qui permet d'obtenir un prix supérieur pour le grain par rapport au moment de la récolte. Certaines productions animales demandent un maïs de qualité supérieure. Pour cette raison, le grain séché naturellement en cage pourra faire l'objet d'une prime. Tous ces avantages compensent largement pour le besoin plus grand en main d'oeuvre et équipement que nécessite le séchage en cages.
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